ETUDE T&E


Quelques éléments sur l'offre de véhicules électriques (BEV, PHEV, FCEV) en Europe, selon une analyse de T&E sur base des annonces connues des constructeurs (IHS Market).

L'offre en véhicules électrifiés (BEV, PHEV et FCEV) va croite d'environ une trentaine de véhicules par an à partir de 2020, selon les annonces à ce jour des constructeurs : de 176 en 2020, l'offre sera quasiment doublée en 2025 avec 333 véhicules (dont 78 pour le groupe VW).

T&E estime que les hybrides rechargeables seront une technologie de transition pour atteindre les objectifs CO2 de 2020/2021 et que l'offre en véhicules électriques (BEV) va croître plus rapidement.

Si l'on ne retient que les véhicules électriques à batterie (BEV) déjà annoncés on devrait passer de 100 modèles en 2020 à 172 en 2025. Ces chiffres seront dépassés parie T&E qui prévoit « plus d'annonces et plus de nouveaux modèles dans les années 2020 ».

L'offre de véhicules électriques purs (BEV) en 2025 sera principalement alimentée par le groupe Volkswagen avec 50 modèles (Volkswagen, Audi, Seat, Porsche et Skoda). Ce recensement met PSA en deuxième position avec 23 modèles pour ses marques Peugeot, Citroën, Opel et DS en 2025. Les suivants sont Daimler (16), l'Alliance Renault-Nissan (13), BMW (12) et Toyota (12).

L'offre de véhicules hybrides rechargeables (PHEV) sera particulièrement importante pour atteindre les objectifs 2020/2021. Elle va quasiment doubler entre 2019 et 2020, passant de 55 à 100 véhicules. En 2025, il y en aurait 140. Le groupe VW sera, là encore, en tête avec 27 modèles en 2025 devant FCA (17), Toyota (15), BMW (14) et PSA (14).

L'offre de véhicules électriques à hydrogène (FCEV) devrait rester encore marginale en 2025 avec 14 modèles annoncés, contre deux aujourd'hui (Toyota Mirai et Hyundai Nexo). Le groupe VW, Toyota et Daimler en ayant 4 chacun. Les véhicules hydrogène resteront une « niche pour des applications avec usage intensif et fort kilométrage », estime T&E.

En France, quatre constructeurs vont produire des véhicules électriques : Renault, PSA, Toyota et Daimler. Si l'Europe dans son ensemble devrait bénéficier de la hausse de la production des véhicules électriques, ce ne serait pas le cas en France où la perte de production de véhicules thermiques sera tout juste compensée. L'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie profiteront d'une croissance des volumes de production. Ce sera l'inverse, pour les pays suivants : Portugal, Belgique, Suède, Slovaquie, Autriche, Pays-Bas et Finlande.